En 2013, en même temps qu’une ville de Slovaquie, une ville de France sera capitale européenne de la culture après Paris en 1989, Avignon en 2000 et Lille en 2004.
Le titre « Capitale Européenne de la Culture » a été conçu pour contribuer au rapprochement des peuples européens. Sur cette idée a été lancé ce label à l’initiative de Mélina Mercouri, Ministre de la Culture de Grèce, en juin 1985. Depuis, 32 villes ont reçu cet honneur qui a mis en valeur leur patrimoine et provoqué un afflux touristique important.
Le projet doit être d’envergure européenne et mettre en valeur la richesse, la diversité des cultures européennes et leurs points communs, susciter un engouement populaire, mobiliser les artistes et enfin avoir un caractère durable.
Les dossiers seront présélectionnés par un jury européen fin 2007 pour une désignation un an plus tard de la ville sélectionnée. Ce choix sera entériné par un vote en Conseil des Ministres en janvier 2009.
La décision de la candidature de Nice Côte d’Azur au titre de Capitale Européenne de la Culture, prise à l’unanimité lors du conseil municipal du 13 janvier 2006, s’inscrit dans l’affirmation d’une histoire culturelle de premier plan.
Ce dossier est mené par la direction centrale des Affaires Culturelles de la Ville et la direction artistique du projet a été confiée à Bernard Faivre d’Arcier, ancien directeur du Festival d’Avignon.
Une alliance inédite s’est alors formée autour de Nice et rassemble une trentaine de villes et communes. S’il faut qu’une ville porte le projet, toute la métropole s’est mobilisée même au-delà puisque la Principauté de Monaco a rejoint Nice. De nombreuses institutions départementales telles que le Conseil Général 06, la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur, l’Université de Nice Sophia-Antipolis, le Centre Hospitalier Universitaire ou encore le syndicat des Hôteliers Nice Côte d’Azur, se sont également ralliées.
Le projet artistique et culturel de Nice Côte d’Azur s’articule autour d’une idée de « CultureS d’Europe ». Ce grand « S » signifie que le projet portera sur toutes les formes de culture et tous les publics.
Ce concept se décline en 4 thèmes mis en image :
- la lumière qui définit le mieux la région Nice Côte d’Azur et a dessiné l’espace artistique de tous les créateurs qui se sont attachés à cette région.
- l’esprit du Baroque dont le patrimoine architectural autant que musical de la ville a gardé des traces significatives.
- le vivant et l’artificiel ou la confusion des genres entre le virtuel et le réel, puissante source d’inspiration pour les artistes et formidable champ de recherche pour les scientifiques.
- les arts du rivage, car le littoral offre une grande variété de zones géographiques et typographiques dans cette longue ligne de démarcation entre la terre et la mer qui va de Cannes à Menton.
S’inscrivant dans une stratégie culturelle à long terme, cette candidature s’élabore en parallèle avec « Citius, Altius, Fortius » (Plus vite, plus haut, plus fort) qui imagine le Nice culturel de 2015.
Pour associer le plus largement la population de la Côte d’Azur, un comité de promotion de la candidature a été créé. Un bulletin de soutien est édité afin de favoriser l’adhésion du plus grand nombre. Lille avait réuni en 2004 : 17.800 signataires. Nice Côte d’Azur envisage de réunir plus de 25.000 adhésions. Depuis plusieurs mois, la communauté locale peut se mobiliser à partir de l’adresse Internet suivante - cec.nice@ville-nice.fr - afin de remporter ce challenge qui mettrait Nice et le département au cœur de l’Europe :