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Idées de reportages thématiques Nice
Nice - Renaissance (XVe et XVIe siècles)

Nice savoyarde (1475 à 1860) :
Nice fait d’abord partie d’un petit état écrasé entre la France et ses ennemis, dont le Saint Empire germanique, et qui évite la disparition qu’en soignant ses ouvrages défensifs, vite réputés, et en menant un jeu diplomatique difficile. Lorsque la Savoie déclare son hostilité à la France conquérante, Nice est investie plusieurs fois. En 1543, Nice est assiégée par les troupes françaises du roi François 1er alliées cette fois à la flotte turque de Barberousse contre Charles-Quint. La ville est prise, mais pas le château dont la résistance héroïque est depuis lors symbolisée par le personnage de la lavandière Catherine Ségurane.
Au XVIe siècle, sous l’impulsion du duc Emmanuel-Philibert, la Savoie récupère tous ses territoires perdus, lors de la victoire de Saint-Quentin sur les français d’ Henri II (1557). Par prudence, le duc transfère sa capitale non loin de la France, à Turin. Sous son règne, la cathédrale et le palais communal de Nice (les pouvoirs religieux et civils) quittent la ville haute pour la ville basse et le château est transformé en citadelle.
La première apparition de comte de Nice est de mai 1392 : Bonne de Bourbon, tutrice du jeune Amédée VIII. Ce n’est qu’en 1554 que le titre de comte de Nice est réutilisé. En revanche l’expression comté de Nice reviendra sept fois officiellement dans cet intervalle de deux siècles environ.

L’art niçois au temps de la Renaissance :
Les seuls hommes de l’art dont les noms ont traversé les siècles sont les peintres de fresques religieuses et surtout de retables, qui étaient souvent l’unique richesse des petites villes du midi.
Un tonnelier ligure, Bréa émigre à Nice, vers 1400. Ses trois fils –Ludovic principalement– vont illuminer avec leurs merveilleux retables de nombreuses églises niçoises, provençales et ligures. Et leur gloire a été telle qu’un " Bréa " est devenu synonyme de peinture religieuse.

Catherine Ségurane : en face de l’Eglise Saint-Martin Saint-Augustin (Vieux Nice), une stèle commémorative honore sa mémoire. La légende raconte qu’au plus fort de l’assaut, la bugadière assomma un porte-enseigne turc d’un violent coup de battoir à linge et s’empara de son étendard. Elle aurait également, dans un geste de profond mépris, tourné le dos aux assaillants et troussé ses jupons à leur intention. Mieux que la charge d’une garnison, ce geste aurait mis les assaillants en fuite et galvanisé les niçois assiégés.
Mythe ou réalité historique ? Elle est devenue, pour les niçois, le symbôle de l’héroïsme, du culte de la femme et de la défense des libertés.
Chaque année, en septembre, le Comité des Traditions Niçoises honore sa mémoire en présence de la population niçoise.

Bréa : Au travers de thèmes religieux, ces œuvres donnent des renseignements précieux sur les mœurs de l’époque et en particulier sur les costumes.

Où voir les œuvres des Bréa, à Nice :
à l'Eglise et au Monastère Franciscain de Cimiez,
ouvert de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30
à voir " La piéta ", " La Cruxifiction " et la " Déposition "
• à l’Eglise Saint-Martin Saint-Augustin, place Saint-Augustin (Vieux-Nice) qui possède de belles peintures dont un rétable (destiné à surmonter l’autel) représentant une piéta attribuée à Ludovic Bréa vers 1504.
• au Musée des Beaux-Arts, 33 avenue des Baumettes,Tel : 33 (0)492 15 28 28, Entrée gratuite.
• au Musée d’Art et d’Histoire, 65, rue de France et 35, promenade des Anglais,
Tel : 33 (0)493 88 11 34. Entrée gratuite.