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Nice - Belle Epoque (1860 - 1920)
La Belle Epoque... plus qu'une période dans l'histoire de notre pays, cette acception recouvre un mouvement, le trait d'une époque où créativité, essor et dynamisme étaient les moteurs d'une société en devenir...
En ce début de troisième millénaire, ces éléments se trouvent une nouvelle fois conjugués sur la Côte et permettent d'écrire : "la Belle Epoque de la Côte d'Azur, c'est Hier, Aujourd'hui et Demain !"
Cette évidence est le thème de la campagne initiée par le Comité Régional du Tourisme Nice Riviera Côte d'Azur pour l'année 2003/2004.
Nice, capitale de la Côte d'Azur d'hier comme d'aujourd'hui, peut s'enorgueillir du patrimoine le plus important, témoignage et reflet d'une activité très riche dans tous les domaines à cette époque. Les domaines architectural, artistique et culturel ont été nourris par l'histoire des sociétés cosmopolites et locales, leurs modes de vie, leurs loisirs, leurs fêtes, mais aussi les apports technologiques, logistiques et scientifiques induits.
Traditionnellement tournée vers le monde et ouverte à tous les courants, Nice reste terre d'accueil d'un mouvement qui imprime sa trace dans l'univers urbain où tous les domaines sont concernés : la bibliothèque à la "Tête carrée", l'Opéra et ses créations mondiales ou encore la renaissance du Palais de la Méditerranée, le Hi Hôtel..., architectes, designers et artistes rivalisent de créativité.
Ce foisonnement de courants novateurs et artistiques crée une dynamique propre à faire de Nice un lieu d'élection à part, contribuant à initier les caractéristiques d'une "Belle Epoque" intemporelle.
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Le style " Belle-Epoque " :
Formés à lEcole des Beaux-Arts de Paris où le style éclectique était à la mode, les architectes de la Belle-Epoque, S.M. Biasini, Charles Garnier, Charles Dalmas, Edouard Niermans
donnent libre cours à leur talent, jouent de tous les styles historiques au gré de leur fantaisie, et mêlent le pastiche, la création et lopulence.
Petits palais des mille et une nuits, châteaux médiévaux et néogothiques, isba ukrainienne, coupole aux écailles de serpents jaunes ou noires, vertes ou roses, univers de faïences et de fresques
, ils lèguent à la ville un patrimoine architectural exceptionnel.
Malgré la démolition regrettable dun certain nombre détablissements comme lHôtel Ruhl de Charles Dalmas ou du Casino de la Jetée, Nice a su sauvegarder une partie de son capital darchitecture Belle Epoque.
L'Hôtel Négresco
37 Promenade des Anglais
Fabuleux palace construit en front de mer, le Négresco, construit en 1910-1912, est l'adaptation des styles classiques du XVIIIe siècle français aux exigences de l'hôtellerie de la Belle Epoque. Lors de son inauguration, on s'extasie devant le salon elliptique de 600 m2 couvert d'une verrière et orné d'un immense tapis qui coûta 320 000 francs d'or. Auhourd'hui, le Négresco dresse toujours fièrement sa coupole sur la Promenade des Anglais.
LExcelsior Régina :
71, boulevard Régina Cimiez.
Oeuvre du grand architecte niçois Sébastien-Marcel Biasini, cet hôtel fut réalisé par le financier Henri Germain pour le compte du Crédit Lyonnais. Il reflète tout à fait le goût du grandiose et du luxe ostentatoire des Palaces niçois de la Belle Epoque et apparaît comme le terme prestigieux du large boulevard de Cimiez qui semble navoir été tracé que pour lui.
Durant trois saisons, de 1897 à 1899, la Reine Victoria séjourna au Régina avec sa suite dune cinquantaine de gardes, laquais de pied, dames de palais et marmitons et assura la publicité de létablissement. Le pavillon quelle occupa à gauche est surmonté dune couronne. À la fin des années trente, il fut converti en immeubles dhabitation. Le peintre Henri Matisse fut lun de ses copropriétaires. Cette uvre maîtresse de S.M. Biasini, parfaitement entretenue et restaurée, est aujourdhui lun des plus beaux exemples darchitecture Belle Epoque.
Le château de Valrose :
Au bout du boulevard Prince de Galles.
Le château ne se visite pas malheureusement, mais le parc est ouvert au public.
La résidence la plus spectaculaire, témoin à la fois de la présence russe à Nice et de la démesure de la Belle Epoque, est sans aucun doute ce château, édifié en 1867 pour Paul Georgevitch Von Derwies, un baron russe, grand homme daffaires, humaniste et musicien.
Acquis par la ville de Nice en 1957, le domaine abrite aujourdhui la présidence de lUniversité de Nice et la Faculté des Sciences.
Le château du Mont-Boron (de langlais) :
176, boulevard Carnot. Étonnante édifice, synthèse darchitecture néogothique et du palais hindou. Cette folie exotique de la Belle Epoque fut construite par lingénieur militaire Robert Smith, à son retour des Indes.
La façade rose est surmontée d'une tour crénelée. |
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A voir :
les édifices publics : la gare du Sud, lhôtel des postes Wilson, la Villa musée Masséna
les grands immeubles néo-baroques : le palais Lamartine, Château des Ollières
les édifices religieux : la basilique Notre-Dame, léglise américaine, léglise russe
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