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| Idées de reportages thématiques Nice Nice - Ville d'art
Réalisées par quinze artistes de renommée internationale, les œuvres d’art qui jalonnent la ligne 1 du tramway Nice Côte d’Azur, constituent un véritable musée d’art contemporain à ciel ouvert. Aussi, la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur et l’Office du Tourisme et des Congrès de Nice ont souhaité mettre en place un parcours guidé des oeuvres qui donnent un éclat singulier au paysage urbain nocturne. Ce parcours bénéficie de l’accompagnement de guides-conférenciers, de l’Association Créative Riviera, qui ont rencontré les artistes afin de rendre plus tangible leur ressenti en venant dans la cité et son importance dans la création des œuvres. Ce parcours est proposé chaque vendredi à 19 h. Commenté en français et en anglais, il conduira les visiteurs tout au long des 14 œuvres d’art, à l’heure où commence leur scénographie lumineuse. Infos pratiques Point de rendez-vous 18 h 45 à l’Agence Ligne d’Azur, 3 place Masséna Durée : environ 2 h. Tarifs : 8 € euros pour les adultes; 3 € pour les enfants jusqu’à 10 ans. Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans. Renseignements et réservation : à l’Office du Tourisme et des Congrès de Nice et en ligne sur www.nicetourisme.biz. Titre de transport à prévoir : carte d’abonnement ou l’un des pass.
Nice a toujours su aimer et attirer les artistes qui venaient y puiser leur inspiration. Les plus grands créateurs y ont laissé leur trace. Ainsi se sont succédé : Renoir, Dufy, Matisse, Bonard, Picasso, Léger, Magnelli, Chagall et Hartung parmi les plus connus. Plus tard, dans les années 50, de nouveaux artistes se regroupent : Yves Klein, Ben, Arman, Claude Pascal. Ils vont créer à Nice l'art contemporain. Yves Klein affirme à ce sujet « les Niçois ont changé la face de lart contemporain. » De cette succession dartistes est né le terme « dEcole de Nice » qui est aujourdhui une référence au même titre que « lEcole de Paris » ou de « New York ». Il faut rappeler que le terme décole dans le domaine artistique réfère à une position théorique, commune à un style et à des circonstances historiques, ayant fixé pour quelques années un groupe de créateurs dans un lieu déterminé. Dotée dun équipement culturel exceptionnel composé dune vingtaine de musées et de galeries ainsi que dateliers dartistes, Nice est la première ville dart après Paris. Son patrimoine culturel unique témoigne dune belle vitalité artistique. Les musées se distinguent selon cinq catégories : - Art moderne - Beaux-arts - Archéologie - Art et histoire - Histoire naturelle
MUSEE NATIONAL MESSAGE BIBLIQUE MARC CHAGALL Avenue du Docteur Ménard (Bd de Cimiez) Construit en 1972 par l’architecte André Hermant, ce musée est implanté dans un magnifique parc composé d’essences méditerranéennes. Il abrite plus de 400 huiles, toiles, gouaches, dessins, lavis et pastels, donnés par Marc et Valentina Chagall, constituant ainsi la plus grande collection d’œuvres de Chagall jamais réunies. Entrée payante. MUSEE DEPARTEMENTAL DES ARTS ASIATIQUES405, promenade des Anglais Etablit sur un lac artificiel, le musée des arts asiatiques construit par le japonais Kenzo Tange est un véritable chef d’œuvre fait de marbre blanc et de verre. Dans ce bâtiment, unique en Europe, se trouvent une collection d’œuvres classiques et contemporaines évoquant l’esprit Asiatique, Cambodgien, Indou, Chinois et Japonais. Des activités comme la « cérémonie du thé », les spectacles mensuels de danse, de musique et d’arts martiaux prolongent l’initiation au monde asiatique. Entrée gratuite.
VILLA ARSON Avenue Stephen-Liégeard Située dans les quartiers Nord de la ville, cette villa du XVIIe siècle, bâtie dans un vaste parc entouré d’une végétation méditerranéenne, doit son nom à la famille Arson qui l’acquit en 1810. Devenue propriété de la ville de Nice, elle est donnée à l’Etat en 1965 pour y créer une institution dédiée à l’art contemporain. L’ancienne villa insérée dans une architecture contemporaine de galets et de béton est à la fois une résidence et une école pour les élèves artistes et une galerie d’exposition. Entrée gratuite.
MUSEE DES BEAUX-ARTS 33 avenue des Baumettes Dans cette villa de style génois revu en version hollywoodienne, tout rappelle le luxe et la fête. Dans les salles du rez-de-chaussée sont présentées des œuvres d’art du XVIIe au XVIIIe siècle, à l’étage sont exposées des œuvres impressionnistes et post-impressionnistes, et dans le jardin d’hiver se tiennent des œuvres de Rodin et Bonnard. Il permet de mieux connaître et peut-être même découvrir, parmi d’autres œuvres intéressantes, celles du pastelliste et affichiste Jules Cheret (mort à Nice en 1932), et celles du symboliste Gustav-Adolf Mossa (né et mort à Nice : 1883-1971). Entrée gratuite. MUSEE INTERNATIONAL DART NAÏF, ANATOLE JAKOVSKI Avenue Val-Marie Ce musée a été ouvert en 1982 grâce aux dons d’Anatole Jakovski, un des plus grands collectionneurs et promoteurs d’art naïf. Plus de 200 œuvres d’artistes de nationalités et de styles divers sont exposées dans cette magnifique villa, au crépi rose, appelée le « château Ste Hélène », ancienne résidence de villégiature du parfumeur François Coty. Entrée gratuite.
MUSEE ET SITE ARCHEOLOGIQUES DE NICE-CIMIEZ 160, Avenue des Arènes Fondé en 14 avant J-C par Octave Auguste successeur de César, Cemenelum fut du Ier au IVe siècle, chef-lieu de la province des « Alpes-Maritimes ». Les arènes, lamphithéâtre, les thermes publics (IIIe siècle après J-C), les rues dallées et un ensemble paléo-chrétien (Ve siècle après J-C) peuvent se visiter. Le musée, inauguré en janvier 1989, expose des collections allant de l’âge des métaux (1100 avant J-C) jusqu’au Moyen-Age : céramique, verre, monnaies, bijoux, sculptures, outils… Entrée gratuite.
MUSEE MASSENA (MUSEE DART ET DHISTOIRE) 65 rue de France et 35 Promenade des Anglais Dans cette superbe villa de style premier empire entourée de jardins donnant sur la Promenade des Anglais, le premier étage offre une exposition de primitifs dorigines diverses, de céramiques anciennes et darmures, alors que le deuxième étage est consacré à lhistoire régionale, comprenant la bibliothèque du chevalier de Cessole qui compte de nombreux ouvrages rares. La villa qui a gardé tout son luxe d’antan accueille encore aujourd’hui des réceptions officielles de grands prestiges. Entrée gratuite. PALAIS LASCARIS15 rue Droite (Vieux Nice) Ce superbe palais baroque du XVIIe, résidence des Lascaris-Ventimille, Comtes de Peille, ne peut que retenir lattention. Les appartements au décor Louis XV ont conservé tout leur charme : portes incrustées, tapisseries flamandes, mobilier dépoque, lit à baldaquin, plafonds peints... Le musée dart et traditions populaires, où sont exposés des objets dépoque et la pharmacie datant de 1738, est également une curiosité à ne pas manquer. MUSEE FRANCISCAIN, EGLISE ET MONASTERE DE CIMIEZ Place du Monastère Ce musée situé dans un bâtiment du XVIIe siècle aux murs décorés de fresques, évoque la vie des franciscains à Nice du XIIIe au XVIIIe siècle. De nombreuses œuvres d’art et documents comme des tableaux, des sculptures, des gravures ou encore des manuscrits illustrent le message spirituel et social du franciscanisme à travers le monde. Entrée gratuite. PRIEURE DU VIEUX-LOGIS 59 Avenue Saint Barthélemy Dans une demeure du XVIe siècle, le Prieuré abrite la reconstitution dun intérieur de la fin du Moyen-Age ainsi que des objets du XIVe, XVe et XVIe siècle. Constitué par le Père Lemerre, religieux dominicain, ce musée « met en scène » des objets de la vie quotidienne ou religieuse dans chaque pièce du Prieuré (salle à manger, cuisine, salle détude, chapelle, chambres). THEATRE DE LA PHOTOGRAPHIE ET DE LIMAGE27, Boulevard Dubouchage Installé au cœur de Nice dans l’ancien théâtre de l’artistique, il a su conserver le charme et le raffinement de la belle époque et rassemble une importante collection de photographies sur Nice et sa région. Ces photos sont collectées aussi bien grâce à des recherches qu’à des auteurs-photographes qui ont pour mission de faire un « inventaire » de la ville et de son patrimoine. Entrée gratuite.
MUSEUM DHISTOIRE NATURELLE 60, Boulevard Risso À l’initiative de J-B Barla, savant naturaliste niçois (1817-1865), fut ouvert en 1863 le musée d’histoire naturelle : premier musée de Nice. Aujourd’hui, riche en coquillages, moulages et autres champignons, représentant ainsi près de un million de spécimens en provenance de la Méditerranée, de l’Afrique ou encore de l’Amérique du Sud, le muséum a pour vocation de valoriser les trésors du patrimoine et de sensibiliser le public à la protection de l’environnement. Entrée gratuite.
Le nombre important de galeries reflète une belle vitalité de lunivers artistique dans toute sa diversité. Il nest donc pas surprenant dy trouver de lart aussi bien classique que contemporain. La galerie des Ponchettes, située au 77 Quai des Etats-Unis et la Galerie de la Marine, située au 59 Quai des Etats-Unis présentent toutes deux des créations contemporaines. Les galeries situées au cur du Vieux Nice accueillent exclusivement des expositions temporaires destinées à la promotion de la jeune création : Galerie Sainte Réparate : 4 rue Sainte Réparate Galerie du Château : 14 rue droite Galerie Renoir : 8 rue de la Loge Enfin, il faut savoir que les artistes du Vieux Nice : sculpteurs, peintres ou autres créateurs, ouvrent largement les portes de leur atelier afin de présenter leurs uvres à un public amateur.
Larchitecture religieuse est très présente dans le comté niçois. Pendant deux siècles, lart baroque venu principalement de lItalie du Nord, a régné en Maître à Nice et favorisa beaucoup le développement de lart. Les principales réalisations de ce style se concentrent dans la vieille ville. Dans le Vieux Nice LA CATHEDRALE SAINTE REPARATE Place Rossetti Cette Cathédrale construite entre 1650 et 1699 a été plusieurs fois remaniée jusquà lajout de la façade de style baroque en 1825. Comme beaucoup de grande église baroque, la cathédrale de Nice sinspire de Saint Pierre de Rome avec son plan basilical à triple nefs et sa coupole sur tambour surmontant la croisée du transept. La décoration intérieure fortement influencée par le modèle génois a été réalisée de la fin du XVIIe au milieu de XVIIIe siècle. Elle fut érigée en lhonneur de la jeune martyre Sainte Réparate, patronne de la ville de Nice. LA CHAPELLE DE LA MISERICORDE Cours Saleya Cette chapelle dédiée à Saint Gaëtan est un des plus beaux monuments baroques du monde. La maîtrise des volumes intérieurs et les décorations du peintre Bistolfi (XIXe siècle) confèrent à lensemble une impression grandiose. Cette chapelle est, depuis 1828, la propriété de larchiconfrérie des Pénitents Noirs fondée en 1329. Elle est dotée dun jeu de lumière exceptionnel lui ajoutant un charme incomparable. LEGLISE SAINTE GIAUME 1 rue de la Poissonnerie Cette église est plus connue sous le nom de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, à qui les niçois vouent un véritable culte, culte qui fut introduit à Nice et dans sa région après 1860 par les nombreux immigrés italiens, fidèles à la religieuse augustine du XVe. Cette église fut édifiée au Moyen Age puis reconstruite par la suite au XVIIe et XVIIIe siècles sinspirant ainsi directement du style baroque. LEGLISE SAINT MARTIN, SAINT AUGUSTIN Place Saint-Augustin Elle est lune des trois premières paroisses de la ville. Construite en 1424 par les Ermites de Saint Augustin, elle a connu plusieurs rénovations jusquà la réalisation de sa façade de style baroque en 1895. Luvre majeure que lon peut admirer à lintérieur est une Pietà du peintre niçois Louis Brea. LEGLISE DU GESU / ST JACQUES LE MAJEUR Rue Droite Cette église dont la construction a été achevée en 1696 tient son style baroque de sa façade ajoutée en 1825. A lorigine, simple chapelle des Jésuites, elle a servi de modèle à toutes les églises baroques de Nice et de sa région. Son accès par un perron de quelques marches lui donne un style unique. Cette chapelle est, par ailleurs, dédiée aux professions. Dans le centre ville LA BASILIQUE NOTRE DAME Avenue J. Médecin Inspirée de la cathédrale Saint Serge près dAngers (Maine-et-Loire), la basilique Notre Dame a été élevée en 1864 par le Père Lavigne, Père vénéré des niçois. Ses deux tours carrées de 65 mètres de hauteur dominent une immense rosace représentant des scènes du mystère de lAssomption. Elle compte également de très nombreux vitraux datant du XIXe siècle. La basilique est le plus grand édifice religieux établit au cur de la ville. ÉGLISE ANGLICANE 11 rue de la Buffa Cette église est un très bel exemple de lart anglican du XIXe siècle. Construite entre 1860 et 1862 dans le style néogothique à la mode de lAngleterre Victorienne, elle abrite les armoiries de la Couronne dAngleterre en hommage à la Reine Victoria lorsquelle résidait à lhôtel Regina de Cimiez. Au Port NOTRE DAME DU PORT Place île de beauté La construction de cette église remonte aux années 1849-1854 selon les plans de Vernier. À lintérieur, la nef au plafond à caissons dorés et peints est dotée de bats-côtés. Cette église est un véritable lieu de vénération pour tous les gens qui séloignent de Nice en prenant le large. Elle est ornée de frises aux dessins orientalisants. Dans les quartiers environnants LEGLISE RUSSEBoulevard Tzarevitch Cette église fortement inspirée de la cathédrale St Basile le Bienheureux de la place rouge de Moscou fut construite entre 1903 et 1912. Elle est, sans doute, lune des plus belles dEurope. Avec ses magnifiques dorures dont la coupole habillée dor véritable et sa collection dicônes parfois très anciennes, elle est le témoignage majestueux dune époque où laristocratie russe venait en villégiature à Nice. LEGLISE ET LE MONASTERE FRANCISCAIN DE CIMIEZ Place du Monastère En 1546, les Franciscains ne se sentent plus en sécurité au bord de mer, ils sapproprient donc la chapelle que possèdent les Bénédictins à Cimiez. Les Franciscains entreprennent alors son agrandissement. La façade, de style « gothique troubadour » (1845), est précédée dun portique de 1662. Dans cette Église se trouve trois uvres maîtresses du peintre niçois primitif Louis Brea. LEGLISE SAINTE JEANNE DARC 11 rue Grammont Construite entre 1926 et 1933, cette église se distingue par ses dimensions monumentales et sa conception futuriste. Imaginées par larchitecte Jacques Droz, les coupoles ellipsoïdales qui couvrent léglise sont un bel exemple darchitecture en béton.
Aux confins des vieux quartiers niçois, de magnifiques bâtiments témoignent de larchitecture du XIXe siècle. Dans le Vieux Nice LE PALAIS DE JUSTICE Place du Palais Construit à lemplacement de lancien couvent des Dominicains entre 1890 et 1892, ce bâtiment de style néoclassique a retrouvé sa façade dorigine grâce à une opération de requalification des travaux publics. Le palais est complété par une annexe qui lui fait face. Entre ces deux bâtiments, sétend une très belle place piétonne aménagée à litalienne en 1989 et ornée de jets deaux. LE PALAIS DE LA PREFECTURE Rue de la Préfecture Avant de devenir le siège de la Préfecture en 1860, cet ancien Palais des Ducs de Savoie (1610-1717) fut successivement Palais Royal et Palais de Gouvernement. Dans ce lieu de prestige fut signé le traité de Nice par les membres du conseil Européen de décembre 2000.
LHOTEL DE VILLE 5 rue de lHôtel de Ville Dabord utilisé comme séminaire diocésain, hôpital et caserne, cet immeuble construit en 1730 abrite lhôtel de ville depuis 1860. LOPERA Rue Saint François de Paule Construit en 1885 à lemplacement même de lancien théâtre de Nice qui fut détruit en 1881 par un tragique incendie, il est lun des plus beaux théâtres français. Tout son charme provient de sa façade maritime, du traitement majestueux de langle arrondi, de son escalier dapparat et de la magnifique peinture du Mentonnais Emmanuel Costal qui orne le plafond.
LA PLACE SAINT FRANÇOIS Il ne reste plus de lancien couvent des frères mineurs de Saint François que quelques pans de murs et un campanile ou Tour de lhorloge dressé au milieu du XVIIIe siècle sur la base du clocher existant. Sur cette jolie place qui fut au siècle dernier le terminus des diligences, se tient tous les jours excepté le lundi, le pittoresque marché aux poissons. La Place Saint François comprend également LE PALAIS COMMUNAL qui aujourdhui abrite la bourse du Travail. Il est lun des rares bâtiments publics baroques du Vieux Nice. Il fut construit en 1580 lors de lagrandissement de la ville haute. LA PLACE GARIBALDICette élégante place du XVIIIe siècle fut la première extension du Vieux Nice. Elle a été conçue entre 1750 et 1780. Avant de se nommer place Garibaldi en 1870 afin dhonorer le grand Giuseppe Garibaldi né à Nice en 1807, elle sest appelée place Vittoria, place de la République et place Napoléon. Elle se caractérise par quatre alignements dimmeubles souvrant sur des galeries marchandes voûtées dans la meilleure des traditions de larchitecture turinoise. Sur le terre plein central qui était autrefois un lieu de rencontres et de fêtes se dresse la statue de Garibaldi qui tourne le dos à la ville et regarde vers lItalie, punition infligée par les niçois pour avoir affiché des sentiments pro-italiens pendant le rattachement du comté de Nice à la France. Cette place ocre au cur de la vie niçoise est sans doute lune des plus belles de la ville. Elle est, en outre, une des trois places classées de Nice. LA PLACE ROSSETTI Située au cur du Vieux Nice, la Place Rossetti est un des endroits les plus animés de la ville. Il règne sur cette place une réelle atmosphère italienne : façades ocrées, balcons fleuris, fontaine, terrasses de cafés et la cathédrale. En été, les touristes aiment se retrouver sur cette place, véritable lieu de rencontres. LA COLLINE DU CHATEAULa colline du château est intimement liée à lhistoire locale. Elle fut en effet la place forte de la cité antique dorigine grecque, puis celle de la première ville médiévale. Aujourdhui, il ne reste rien, ni de lancienne forteresse rasée sous lordre de Louis XIV en 1706, ni de la cité de Nice, sinon les vestiges de la Cathédrale Santa Maria de lAssompta datant du XIe siècle. À présent aménagée en parc ombragé composé dessences méditerranéennes et ornée dune cascade rocheuse, la colline du Château offre dexceptionnels panoramas sur la ville et ses environs. Dans le centre ville LA PLACE MASSENA Sur cette place au cur de la ville de Nice se joue, chaque année, la grande scène du Carnaval de Nice avec gradins, décors peints et jeux de lumières. Elle est bordée côté Nord par des immeubles et des arcades qui se parent dun rouge pompéien, et offre côté Est une très belle perspective vers des collines au charme toscan. Cette place, tracée en 1834 par Joseph Vernier largement inspiré de la rue Rivoli à Paris et des places turinoises, fait partie des trois places classées de la ville. LE JARDIN ALBERT 1ER Situé entre la mer et la place Masséna, ce jardin de 35 000 m2 fut construit entre 1861 et 1890 daprès les plans de lingénieur niçois Durandy. Appelé successivement « jardin des Plantes », « jardin Paradis » puis « jardin Public », il sera nommé "jardin Albert 1er " en 1914, nom donné par le roi des Belges. Ce magnifique jardin à la « Française » est composé dune grande pelouse régulière et despèces végétales parfois rares et est également orné dune fontaine : « la fontaine des Tritons ». Il abrite un théâtre de verdure aux allures de cirque romain et un kiosque à musique édifié en 1868 et possède également une sculpture monumentale de Bernard Venet : « LArc 115°5 », haute de 19 mètres. Ce jardin en plein cur de la ville est un véritable havre de fraîcheur et de tranquillité. LA PROMENADE DES ANGLAISLa Promenade des Anglais est le symbole de Nice dans le monde entier. Elle épouse majestueusement la Baie des Anges, de la pointe de Rauba Capeu qui offre la plus belle vue de la promenade jusquà laéroport. Elle demeure lun des hauts lieux du tourisme international. Il ny a pas si longtemps, cette promenade légendaire toujours impeccablement fleurie nétait quun sentier bordant la plage. Un hivernant anglais, le Révérend Lewis Way, eu lidée en 1822 de construire un chemin le long de la mer qui prend le nom officiel de « Chemin de lAnglais » en 1844. Laspect actuel de la Promenade des Anglais avec sa double chaussée ornée de palmiers, son allée centrale et ses pergolas date des années 1930. Au Port LA PLACE ILE DE BEAUTE Cette place est un remarquable exemple darchitecture néoclassique réalisée, elle aussi, par larchitecte Vernier. Cette place classée est constituée par un ensemble de bâtiments rouges à péristyles ioniques, alignés en symétrie de part et dautre de lEglise Notre-Dame du Port. LE MONUMENT AUX MORTS Colossale structure dédiée à la mémoire des 3.525 niçois morts pour la France pendant la Grande Guerre, est située à la pointe de Rauba Capeu face à la mer dans un site impressionnant et particulièrement remarquable. Réalisé par larchitecte niçois Roger Séassal, ce monument est bâti au pied de la colline du château face à la mer et se compose dune gigantesque urne posée sur des colonnes cannelées au milieu dune niche creusée dans le roc. Dans les quartiers environnants LE FORT DU MONT ALBAN Ce fort a été construit par le Duc de Savoie, Emmanuel Philibert, qui craignait de voir le comté de Nice lui échapper lors des guerres de la péninsule. Ce monument à larchitecture militaire du XVIe siècle fut classé monument historique en 1993. Du haut de cette colline de 220 mètres le panorama depuis lItalie, en passant par Cap dAil, Saint Jean Cap-Ferrat, la Baie des Anges, jusquà la Garoupe à Antibes est exceptionnel.
LES STUDIOS DE LA VICTORINE 16 avenue Edouard Grinda En 1923, naissaient à Nice les studios de la Victorine à linitiative de Louis Naplas qui souhaitait faire de Nice la « capitale Européenne du Cinéma ». Rex Ingram, grand réalisateur américain, rachète en 1925 les studios de la Victorine. Nice devient alors une des grandes villes du cinéma. Entre 1920 et 1930 près de 200 films y sont réalisés. La plupart des vedettes du cinéma « muet » viennent y jouer, puis celles du cinéma « parlant » : Chaliapine, Viviane Romance, Fernandel, Charpin, Maurice Chevalier, Tino Rossi, Charles Vanel Avec la guerre, lactivité cinématographique niçoise rebondit. Des films qui deviendront cultes comme « Les visiteurs du soir », « LEternel retour » et « Les enfants du Paradis » y sont tournés. Jusque dans les années 70, toutes les vedettes viennent à Nice; quelles soient françaises avec Danièle Darrieux, Michèle Morgan, Jeanne Moreau, Brigitte Bardot, Jean Gabin, Bourvil, Alain Delon ou étrangères avec Kirk Douglas, Erold Flynn, Robert Burton, Claudia Cardinale, Liz Taylor, Cary Grant, Grace Kelly, Romy Scheider, Tony Curtis De grands réalisateurs américains et français y ont également élu domicile pour mettre en scène leur film : Alfred Hitchcock : « La main au collet » Raoul Walsh, Otto Preminger : « Bonjour tristesse » Julien Duvivier Henri-Georges Clouzot Roger Vadim : « Et Dieu créa la femme » Henri Verneuil : « Mélodie en sous-sol », « Le clan des Siciliens » François Truffaut : « La Mariée était en noir » Aujourdhui, les studios de la Victorine connaissent un nouvel essor, puisque Nice accueille des productions tant télévisuelles que cinématographiques avec notamment un film réalisé par Luc Besson.
La Ville de Nice a ouvert ses portes à de nombreux écrivains qui venaient puiser leur inspiration au détour des rues de Nice. Ainsi, Frédéric Nietzsche célèbre philosophe y séjourne pendant plusieurs mois à partir de 1883. Il déclare « aimer cette ville au charme capiteux et à lélégance mondaine, prodigue en miracle ». Nietzsche achèvera donc ici « la volonté de puissance », « par delà le bien et le mal » et puisera quelques inspirations pour « Ainsi parlait Zarathoustra ». En 1841, Alexandre Dumas sempare de Nice pour lillustrer dans ses « Impressions de voyages ». Il y distingue la « Nice Italienne » rude, pittoresque et animée avec la « Nice anglaise » à la fois populaire et mondaine. Au fond, comme le déclare John Dos Passos ou Henry Miller dans ses « Lettres à Anaïs Nin », cest la « belle vie » à Nice. Ainsi, les plus grands sinstallent à Nice, Tolstoï sattèle à la rédaction des « Cosaques » et Tchékhov séjourne à lhôtel du Beau Rivage où il y achèvera la rédaction des « Trois surs ». Il arrive que la ville rencontre un écrivain aussi secret et insaisissable quelle en la personne de Jean-Marie Gustave Le Clézio né à Nice. Son premier roman : « Le procès-verbal » a été écrit en partie sur les plages de Nice. Bien des auteurs niçois ont leur cur encré dans cette ville. Louis Nucéra, lenfant du pays qui ne sest jamais passé de sa ville humble et riche. Disparu trop tôt dans un accident le 9 Août 2000, il laisse derrière lui une uvre littéraire dense. Raoul Mille a croisé la sensualité des mondaines et létonnement des enfants du paradis dans cette ville quil qualifie comme ville de roman. Didier Van Cauwalaert, prix Goncourt 1994 a quitté sans rupture sa ville natale où il a écrit ses premiers romans. Dautres écrivains qui vont de Michel Butor jusquà Max Gallo, historien écrivain réputé, auteur de « la Baie des Anges », « La promenade des Anglais » et « Le palais des fêtes » témoignent de laccueil remarquable que réserve la ville de Nice à tous ces artistes. |
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