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Nice - Ville d'art

Circuit nocturne l'Art dans la Ville

Réalisées par quinze artistes de renommée internationale, les œuvres d’art qui jalonnent la ligne 1 du tramway Nice Côte d’Azur, constituent un véritable musée d’art contemporain à ciel ouvert. Aussi, la Communauté d’Agglomération Nice Côte d’Azur et l’Office du Tourisme et des Congrès de Nice ont souhaité mettre en place un parcours guidé des oeuvres qui donnent un éclat singulier au paysage urbain nocturne.

Ce parcours bénéficie de l’accompagnement de guides-conférenciers, de l’Association Créative Riviera, qui ont rencontré les artistes afin de rendre plus tangible leur ressenti en venant dans la cité et son importance dans la création des œuvres.

Ce parcours est proposé chaque vendredi à 19 h. Commenté en français et en anglais, il conduira les visiteurs tout au long des 14 œuvres d’art, à l’heure où commence leur scénographie lumineuse.

Infos pratiques
Point de rendez-vous 18 h 45 à l’Agence Ligne d’Azur, 3 place Masséna
Durée : environ 2 h.
Tarifs : 8 € euros pour les adultes; 3 € pour les enfants jusqu’à 10 ans.
Gratuit pour les enfants de moins de 4 ans.
Renseignements et réservation : à l’Office du Tourisme et des Congrès de Nice et en ligne sur www.nicetourisme.biz.
Titre de transport à prévoir : carte d’abonnement ou l’un des pass.

Musées

Nice a toujours su aimer et attirer les artistes qui venaient y puiser leur inspiration. Les plus grands créateurs y ont laissé leur trace. Ainsi se sont succédé : Renoir, Dufy, Matisse, Bonard, Picasso, Léger, Magnelli, Chagall et Hartung parmi les plus connus.
Plus tard, dans les années 50, de nouveaux artistes se regroupent : Yves Klein, Ben, Arman, Claude Pascal. Ils vont créer à Nice l'art contemporain. Yves Klein affirme à ce sujet « les Niçois ont changé la face de l’art contemporain. »
De cette succession d’artistes est né le terme « d’Ecole de Nice » qui est aujourd’hui une référence au même titre que « l’Ecole de Paris » ou de « New York ». Il faut rappeler que le terme d’école dans le domaine artistique réfère à une position théorique, commune à un style et à des circonstances historiques, ayant fixé pour quelques années un groupe de créateurs dans un lieu déterminé.

Dotée d’un équipement culturel exceptionnel composé d’une vingtaine de musées et de galeries ainsi que d’ateliers d’artistes, Nice est la première ville d’art après Paris. Son patrimoine culturel unique témoigne d’une belle vitalité artistique.
Les musées se distinguent selon cinq catégories :
- Art moderne
- Beaux-arts
- Archéologie
- Art et histoire
- Histoire naturelle


Art Moderne

MUSEE NATIONAL MESSAGE BIBLIQUE MARC CHAGALL
Avenue du Docteur Ménard (Bd de Cimiez)
Construit en 1972 par l’architecte André Hermant, ce musée est implanté dans un magnifique parc composé d’essences méditerranéennes. Il abrite plus de 400 huiles, toiles, gouaches, dessins, lavis et pastels, donnés par Marc et Valentina Chagall, constituant ainsi la plus grande collection d’œuvres de Chagall jamais réunies. Entrée payante.

MUSEE DEPARTEMENTAL DES ARTS ASIATIQUES
405, promenade des Anglais
Etablit sur un lac artificiel, le musée des arts asiatiques construit par le japonais Kenzo Tange est un véritable chef d’œuvre fait de marbre blanc et de verre. Dans ce bâtiment, unique en Europe, se trouvent une collection d’œuvres classiques et contemporaines évoquant l’esprit Asiatique, Cambodgien, Indou, Chinois et Japonais. Des activités comme la « cérémonie du thé », les spectacles mensuels de danse, de musique et d’arts martiaux prolongent l’initiation au monde asiatique. Entrée gratuite.

MUSEE D’ART MODERNE ET D’ART CONTEMPORAIN (MAMAC)
Promenade des Arts
Cet édifice à l’architecture originale articule ses collections autour des avants-gardes françaises et américaines des années 60 à nos jours. D'ailleurs, une salle entière est dédiée à Yves Klein, chef de file de « l’école de Nice », où sont exposées une vingtaine d’œuvres majeures de l’artiste. Construit au cœur de la Promenade des Arts, les terrasses de ce bâtiment offrent une vue exceptionnelle de la ville. Entrée gratuite.


VILLA ARSON
Avenue Stephen-Liégeard
Située dans les quartiers Nord de la ville, cette villa du XVIIe siècle, bâtie dans un vaste parc entouré d’une végétation méditerranéenne, doit son nom à la famille Arson qui l’acquit en 1810. Devenue propriété de la ville de Nice, elle est donnée à l’Etat en 1965 pour y créer une institution dédiée à l’art contemporain. L’ancienne villa insérée dans une architecture contemporaine de galets et de béton est à la fois une résidence et une école pour les élèves artistes et une galerie d’exposition. Entrée gratuite.

MUSEE MATISSE
164, Avenue des arènes de Cimiez
Entre le monastère et le site archéologique de Cimiez, dans cette villa génoise du XVIIe siècle aux façades rouges, située au cœur d’une magnifique oliveraie, se trouve une collection riche en dessins, gravures et esquisses du célèbre artiste, Henri Matisse qui vécut à Nice de 1917 jusqu’à sa mort en 1954. L’exposition d’objets personnels et de photographies de l’artiste lui-même en fait l’un des charmes du musée. La mise en scène est telle que certains pensent que Matisse y résida. Entrée gratuite.


Beaux-Arts


MUSEE DES BEAUX-ARTS
33 avenue des Baumettes
Dans cette villa de style génois revu en version hollywoodienne, tout rappelle le luxe et la fête. Dans les salles du rez-de-chaussée sont présentées des œuvres d’art du XVIIe au XVIIIe siècle, à l’étage sont exposées des œuvres impressionnistes et post-impressionnistes, et dans le jardin d’hiver se tiennent des œuvres de Rodin et Bonnard. Il permet de mieux connaître et peut-être même découvrir, parmi d’autres œuvres intéressantes, celles du pastelliste et affichiste Jules Cheret (mort à Nice en 1932), et celles du symboliste Gustav-Adolf Mossa (né et mort à Nice : 1883-1971).
Entrée gratuite.

MUSEE INTERNATIONAL D’ART NAÏF, ANATOLE JAKOVSKI
Avenue Val-Marie
Ce musée a été ouvert en 1982 grâce aux dons d’Anatole Jakovski, un des plus grands collectionneurs et promoteurs d’art naïf. Plus de 200 œuvres d’artistes de nationalités et de styles divers sont exposées dans cette magnifique villa, au crépi rose, appelée le « château Ste Hélène », ancienne résidence de villégiature du parfumeur François Coty.
Entrée gratuite.


Archéologie

MUSEE DE PALEONTOLOGIE HUMAINE DE TERRA AMATA
25 Boulevard Carnot
Jonché d’outils, de pierres taillées et d’ossements d’animaux, contenant même une empreinte de pied laissé par un homme de petite taille, ce musée présente la reconstitution d’un habitat préhistorique sur le site même où ont été découverts en 1966 les traces d’un campement de chasseurs d’éléphants vieux de 400 000 ans.
Nice possède deux sites préhistoriques situés au pied du Mont Boron : La plage de Terra-Amata située à environ 26 mètres du niveau de la mer et la grotte du Lazaret (visitable sous certaines conditions). Le climat à cette époque était plus rigoureux et la végétation était celle rencontrée aujourd’hui à 1000 mètres d’altitude. Entrée gratuite.

MUSEE ET SITE ARCHEOLOGIQUES DE NICE-CIMIEZ
160, Avenue des Arènes
Fondé en 14 avant J-C par Octave Auguste successeur de César, Cemenelum fut du Ier au IVe siècle, chef-lieu de la province des « Alpes-Maritimes ». Les arènes, l’amphithéâtre, les thermes publics (IIIe siècle après J-C), les rues dallées et un ensemble paléo-chrétien (Ve siècle après J-C) peuvent se visiter.
Le musée, inauguré en janvier 1989, expose des collections allant de l’âge des métaux (1100 avant J-C) jusqu’au Moyen-Age : céramique, verre, monnaies, bijoux, sculptures, outils…
Entrée gratuite.


Art et Histoire

MUSEE MASSENA (MUSEE D’ART ET D’HISTOIRE)
65 rue de France et 35 Promenade des Anglais
Dans cette superbe villa de style premier empire entourée de jardins donnant sur la Promenade des Anglais, le premier étage offre une exposition de primitifs d’origines diverses, de céramiques anciennes et d’armures, alors que le deuxième étage est consacré à l’histoire régionale, comprenant la bibliothèque du chevalier de Cessole qui compte de nombreux ouvrages rares.
La villa qui a gardé tout son luxe d’antan accueille encore aujourd’hui des réceptions officielles de grands prestiges. Entrée gratuite.

PALAIS LASCARIS
15 rue Droite (Vieux Nice)
Ce superbe palais baroque du XVIIe, résidence des Lascaris-Ventimille, Comtes de Peille, ne peut que retenir l’attention.
Les appartements au décor Louis XV ont conservé tout leur charme : portes incrustées, tapisseries flamandes, mobilier d’époque, lit à baldaquin, plafonds peints...
Le musée d’art et traditions populaires, où sont exposés des objets d’époque et la pharmacie datant de 1738, est également une curiosité à ne pas manquer.

MUSEE FRANCISCAIN, EGLISE ET MONASTERE DE CIMIEZ
Place du Monastère
Ce musée situé dans un bâtiment du XVIIe siècle aux murs décorés de fresques, évoque la vie des franciscains à Nice du XIIIe au XVIIIe siècle. De nombreuses œuvres d’art et documents comme des tableaux, des sculptures, des gravures ou encore des manuscrits illustrent le message spirituel et social du franciscanisme à travers le monde. Entrée gratuite.

PRIEURE DU VIEUX-LOGIS
59 Avenue Saint Barthélemy
Dans une demeure du XVIe siècle, le Prieuré abrite la reconstitution d’un intérieur de la fin du Moyen-Age ainsi que des objets du XIVe, XVe et XVIe siècle. Constitué par le Père Lemerre, religieux dominicain, ce musée « met en scène » des objets de la vie quotidienne ou religieuse dans chaque pièce du Prieuré (salle à manger, cuisine, salle d’étude, chapelle, chambres).

THEATRE DE LA PHOTOGRAPHIE ET DE L’IMAGE
27, Boulevard Dubouchage
Installé au cœur de Nice dans l’ancien théâtre de l’artistique, il a su conserver le charme et le raffinement de la belle époque et rassemble une importante collection de photographies sur Nice et sa région. Ces photos sont collectées aussi bien grâce à des recherches qu’à des auteurs-photographes qui ont pour mission de faire un « inventaire » de la ville et de son patrimoine. Entrée gratuite.

Histoire Naturelle


MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE
60, Boulevard Risso
À l’initiative de J-B Barla, savant naturaliste niçois (1817-1865), fut ouvert en 1863 le musée d’histoire naturelle : premier musée de Nice. Aujourd’hui, riche en coquillages, moulages et autres champignons, représentant ainsi près de un million de spécimens en provenance de la Méditerranée, de l’Afrique ou encore de l’Amérique du Sud, le muséum a pour vocation de valoriser les trésors du patrimoine et de sensibiliser le public à la protection de l’environnement. Entrée gratuite.

Galeries

Le nombre important de galeries reflète une belle vitalité de l’univers artistique dans toute sa diversité. Il n’est donc pas surprenant d’y trouver de l’art aussi bien classique que contemporain.

La galerie des Ponchettes, située au 77 Quai des Etats-Unis et la Galerie de la Marine, située au 59 Quai des Etats-Unis présentent toutes deux des créations contemporaines.

Les galeries situées au cœur du Vieux Nice accueillent exclusivement des expositions temporaires destinées à la promotion de la jeune création :
Galerie Sainte Réparate : 4 rue Sainte Réparate
Galerie du Château : 14 rue droite
Galerie Renoir : 8 rue de la Loge

Enfin, il faut savoir que les artistes du Vieux Nice : sculpteurs, peintres ou autres créateurs, ouvrent largement les portes de leur atelier afin de présenter leurs œuvres à un public amateur.



Eglises

L’architecture religieuse est très présente dans le comté niçois. Pendant deux siècles, l’art baroque venu principalement de l’Italie du Nord, a régné en Maître à Nice et favorisa beaucoup le développement de l’art. Les principales réalisations de ce style se concentrent dans la vieille ville.

Dans le Vieux Nice

LA CATHEDRALE SAINTE REPARATE
Place Rossetti
Cette Cathédrale construite entre 1650 et 1699 a été plusieurs fois remaniée jusqu’à l’ajout de la façade de style baroque en 1825. Comme beaucoup de grande église baroque, la cathédrale de Nice s’inspire de Saint Pierre de Rome avec son plan basilical à triple nefs et sa coupole sur tambour surmontant la croisée du transept. La décoration intérieure fortement influencée par le modèle génois a été réalisée de la fin du XVIIe au milieu de XVIIIe siècle. Elle fut érigée en l’honneur de la jeune martyre Sainte Réparate, patronne de la ville de Nice.

LA CHAPELLE DE LA MISERICORDE
Cours Saleya
Cette chapelle dédiée à Saint Gaëtan est un des plus beaux monuments baroques du monde. La maîtrise des volumes intérieurs et les décorations du peintre Bistolfi (XIXe siècle) confèrent à l’ensemble une impression grandiose. Cette chapelle est, depuis 1828, la propriété de l’archiconfrérie des Pénitents Noirs fondée en 1329. Elle est dotée d’un jeu de lumière exceptionnel lui ajoutant un charme incomparable.

L’EGLISE SAINTE GIAUME
1 rue de la Poissonnerie
Cette église est plus connue sous le nom de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, à qui les niçois vouent un véritable culte, culte qui fut introduit à Nice et dans sa région après 1860 par les nombreux immigrés italiens, fidèles à la religieuse augustine du XVe. Cette église fut édifiée au Moyen Age puis reconstruite par la suite au XVIIe et XVIIIe siècles s’inspirant ainsi directement du style baroque.

L’EGLISE SAINT MARTIN, SAINT AUGUSTIN
Place Saint-Augustin
Elle est l’une des trois premières paroisses de la ville. Construite en 1424 par les Ermites de Saint Augustin, elle a connu plusieurs rénovations jusqu’à la réalisation de sa façade de style baroque en 1895. L’œuvre majeure que l’on peut admirer à l’intérieur est une Pietà du peintre niçois Louis Brea.

L’EGLISE DU GESU / ST JACQUES LE MAJEUR
Rue Droite
Cette église dont la construction a été achevée en 1696 tient son style baroque de sa façade ajoutée en 1825. A l’origine, simple chapelle des Jésuites, elle a servi de modèle à toutes les églises baroques de Nice et de sa région. Son accès par un perron de quelques marches lui donne un style unique. Cette chapelle est, par ailleurs, dédiée aux professions.

Dans le centre ville

LA BASILIQUE NOTRE DAME
Avenue J. Médecin
Inspirée de la cathédrale Saint Serge près d’Angers (Maine-et-Loire), la basilique Notre Dame a été élevée en 1864 par le Père Lavigne, Père vénéré des niçois. Ses deux tours carrées de 65 mètres de hauteur dominent une immense rosace représentant des scènes du mystère de l’Assomption. Elle compte également de très nombreux vitraux datant du XIXe siècle. La basilique est le plus grand édifice religieux établit au cœur de la ville.

ÉGLISE ANGLICANE
11 rue de la Buffa
Cette église est un très bel exemple de l’art anglican du XIXe siècle. Construite entre 1860 et 1862 dans le style néogothique à la mode de l’Angleterre Victorienne, elle abrite les armoiries de la Couronne d’Angleterre en hommage à la Reine Victoria lorsqu’elle résidait à l’hôtel Regina de Cimiez.

Au Port

NOTRE DAME DU PORT
Place île de beauté
La construction de cette église remonte aux années 1849-1854 selon les plans de Vernier. À l’intérieur, la nef au plafond à caissons dorés et peints est dotée de bats-côtés.
Cette église est un véritable lieu de vénération pour tous les gens qui s’éloignent de Nice en prenant le large. Elle est ornée de frises aux dessins orientalisants.

Dans les quartiers environnants

L’EGLISE RUSSE
Boulevard Tzarevitch
Cette église fortement inspirée de la cathédrale St Basile le Bienheureux de la place rouge de Moscou fut construite entre 1903 et 1912. Elle est, sans doute, l’une des plus belles d’Europe. Avec ses magnifiques dorures dont la coupole habillée d’or véritable et sa collection d’icônes parfois très anciennes, elle est le témoignage majestueux d’une époque où l’aristocratie russe venait en villégiature à Nice.

L’EGLISE ET LE MONASTERE FRANCISCAIN DE CIMIEZ
Place du Monastère
En 1546, les Franciscains ne se sentent plus en sécurité au bord de mer, ils s’approprient donc la chapelle que possèdent les Bénédictins à Cimiez. Les Franciscains entreprennent alors son agrandissement.
La façade, de style « gothique troubadour » (1845), est précédée d’un portique de 1662. Dans cette Église se trouve trois œuvres maîtresses du peintre niçois primitif Louis Brea.

L’EGLISE SAINTE JEANNE D’ARC
11 rue Grammont
Construite entre 1926 et 1933, cette église se distingue par ses dimensions monumentales et sa conception futuriste. Imaginées par l’architecte Jacques Droz, les coupoles ellipsoïdales qui couvrent l’église sont un bel exemple d’architecture en béton.


Monuments

Aux confins des vieux quartiers niçois, de magnifiques bâtiments témoignent de l’architecture du XIXe siècle.

Dans le Vieux Nice

LE PALAIS DE JUSTICE
Place du Palais
Construit à l’emplacement de l’ancien couvent des Dominicains entre 1890 et 1892, ce bâtiment de style néoclassique a retrouvé sa façade d’origine grâce à une opération de requalification des travaux publics. Le palais est complété par une annexe qui lui fait face. Entre ces deux bâtiments, s’étend une très belle place piétonne aménagée à l’italienne en 1989 et ornée de jets d’eaux.

LE PALAIS DE LA PREFECTURE
Rue de la Préfecture
Avant de devenir le siège de la Préfecture en 1860, cet ancien Palais des Ducs de Savoie (1610-1717) fut successivement Palais Royal et Palais de Gouvernement. Dans ce lieu de prestige fut signé le traité de Nice par les membres du conseil Européen de décembre 2000.

Face au Palais de la Préfecture, se trouve le très célèbre COURS SALEYA, lieu le plus fréquenté et le plus pittoresque de Nice. Il ne faut pas manquer le fameux marché aux fleurs qui se déroule tous les matins excepté le lundi, jour réservé aux brocanteurs et antiquaires. Tout autour de ces marchands d’un jour, des terrasses de restaurants proposant des plats traditionnels jalonnent le Cours.


L’HOTEL DE VILLE
5 rue de l’Hôtel de Ville
D’abord utilisé comme séminaire diocésain, hôpital et caserne, cet immeuble construit en 1730 abrite l’hôtel de ville depuis 1860.

L’OPERA
Rue Saint François de Paule
Construit en 1885 à l’emplacement même de l’ancien théâtre de Nice qui fut détruit en 1881 par un tragique incendie, il est l’un des plus beaux théâtres français. Tout son charme provient de sa façade maritime, du traitement majestueux de l’angle arrondi, de son escalier d’apparat et de la magnifique peinture du Mentonnais Emmanuel Costal qui orne le plafond.

LA GRANDE BIBLIOTHEQUE LOUIS NUCERA
Promenade des Arts
Inaugurée en juillet 2002, la bibliothèque est un lieu tout d'ocre et de rouge, aux essences nobles comme l'acajou. 10.000 m2 entièrement dévolus à la culture dans l'acception la plus large. L'originalité architecturale est la "Tête Carrée" de Sacha Sosno, cette sculpture monumentale abrite les locaux administratifs.

LA PLACE SAINT FRANÇOIS
Il ne reste plus de l’ancien couvent des frères mineurs de Saint François que quelques pans de murs et un campanile ou Tour de l’horloge dressé au milieu du XVIIIe siècle sur la base du clocher existant. Sur cette jolie place qui fut au siècle dernier le terminus des diligences, se tient tous les jours excepté le lundi, le pittoresque marché aux poissons.
La Place Saint François comprend également LE PALAIS COMMUNAL qui aujourd’hui abrite la bourse du Travail. Il est l’un des rares bâtiments publics baroques du Vieux Nice. Il fut construit en 1580 lors de l’agrandissement de la ville haute.

LA PLACE GARIBALDI
Cette élégante place du XVIIIe siècle fut la première extension du Vieux Nice. Elle a été conçue entre 1750 et 1780. Avant de se nommer place Garibaldi en 1870 afin d’honorer le grand Giuseppe Garibaldi né à Nice en 1807, elle s’est appelée place Vittoria, place de la République et place Napoléon. Elle se caractérise par quatre alignements d’immeubles s’ouvrant sur des galeries marchandes voûtées dans la meilleure des traditions de l’architecture turinoise.
Sur le terre plein central qui était autrefois un lieu de rencontres et de fêtes se dresse la statue de Garibaldi qui tourne le dos à la ville et regarde vers l’Italie, punition infligée par les niçois pour avoir affiché des sentiments pro-italiens pendant le rattachement du comté de Nice à la France. Cette place ocre au cœur de la vie niçoise est sans doute l’une des plus belles de la ville. Elle est, en outre, une des trois places classées de Nice.

LA PLACE ROSSETTI
Située au cœur du Vieux Nice, la Place Rossetti est un des endroits les plus animés de la ville. Il règne sur cette place une réelle atmosphère italienne : façades ocrées, balcons fleuris, fontaine, terrasses de cafés et la cathédrale. En été, les touristes aiment se retrouver sur cette place, véritable lieu de rencontres.

LA COLLINE DU CHATEAU
La colline du château est intimement liée à l’histoire locale. Elle fut en effet la place forte de la cité antique d’origine grecque, puis celle de la première ville médiévale. Aujourd’hui, il ne reste rien, ni de l’ancienne forteresse rasée sous l’ordre de Louis XIV en 1706, ni de la cité de Nice, sinon les vestiges de la Cathédrale Santa Maria de l’Assompta datant du XIe siècle.
À présent aménagée en parc ombragé composé d’essences méditerranéennes et ornée d’une cascade rocheuse, la colline du Château offre d’exceptionnels panoramas sur la ville et ses environs.



Dans le centre – ville

LA PLACE MASSENA
Sur cette place au cœur de la ville de Nice se joue, chaque année, la grande scène du Carnaval de Nice avec gradins, décors peints et jeux de lumières.
Elle est bordée côté Nord par des immeubles et des arcades qui se parent d’un rouge pompéien, et offre côté Est une très belle perspective vers des collines au charme toscan.
Cette place, tracée en 1834 par Joseph Vernier largement inspiré de la rue Rivoli à Paris et des places turinoises, fait partie des trois places classées de la ville.

LE JARDIN ALBERT 1ER
Situé entre la mer et la place Masséna, ce jardin de 35 000 m2 fut construit entre 1861 et 1890 d’après les plans de l’ingénieur niçois Durandy. Appelé successivement « jardin des Plantes », « jardin Paradis » puis « jardin Public », il sera nommé "jardin Albert 1er " en 1914, nom donné par le roi des Belges. Ce magnifique jardin à la « Française » est composé d’une grande pelouse régulière et d’espèces végétales parfois rares et est également orné d’une fontaine : « la fontaine des Tritons ». Il abrite un théâtre de verdure aux allures de cirque romain et un kiosque à musique édifié en 1868 et possède également une sculpture monumentale de Bernard Venet : « L’Arc 115°5 », haute de 19 mètres. Ce jardin en plein cœur de la ville est un véritable havre de fraîcheur et de tranquillité.

LA PROMENADE DES ANGLAIS
La Promenade des Anglais est le symbole de Nice dans le monde entier. Elle épouse majestueusement la Baie des Anges, de la pointe de Rauba Capeu qui offre la plus belle vue de la promenade jusqu’à l’aéroport. Elle demeure l’un des hauts lieux du tourisme international.
Il n’y a pas si longtemps, cette promenade légendaire toujours impeccablement fleurie n’était qu’un sentier bordant la plage. Un hivernant anglais, le Révérend Lewis Way, eu l’idée en 1822 de construire un chemin le long de la mer qui prend le nom officiel de « Chemin de l’Anglais » en 1844. L’aspect actuel de la Promenade des Anglais avec sa double chaussée ornée de palmiers, son allée centrale et ses pergolas date des années 1930.


Au Port
LA PLACE ILE DE BEAUTE
Cette place est un remarquable exemple d’architecture néoclassique réalisée, elle aussi, par l’architecte Vernier. Cette place classée est constituée par un ensemble de bâtiments rouges à péristyles ioniques, alignés en symétrie de part et d’autre de l’Eglise Notre-Dame du Port.

LE MONUMENT AUX MORTS
Colossale structure dédiée à la mémoire des 3.525 niçois morts pour la France pendant la Grande Guerre, est située à la pointe de Rauba Capeu face à la mer dans un site impressionnant et particulièrement remarquable. Réalisé par l’architecte niçois Roger Séassal, ce monument est bâti au pied de la colline du château face à la mer et se compose d’une gigantesque urne posée sur des colonnes cannelées au milieu d’une niche creusée dans le roc.


Dans les quartiers environnants

LE FORT DU MONT ALBAN
Ce fort a été construit par le Duc de Savoie, Emmanuel Philibert, qui craignait de voir le comté de Nice lui échapper lors des guerres de la péninsule. Ce monument à l’architecture militaire du XVIe siècle fut classé monument historique en 1993. Du haut de cette colline de 220 mètres le panorama depuis l’Italie, en passant par Cap d’Ail, Saint Jean Cap-Ferrat, la Baie des Anges, jusqu’à la Garoupe à Antibes est exceptionnel.


Cinéma

LES STUDIOS DE LA VICTORINE
16 avenue Edouard Grinda

En 1923, naissaient à Nice les studios de la Victorine à l’initiative de Louis Naplas qui souhaitait faire de Nice la « capitale Européenne du Cinéma ».
Rex Ingram, grand réalisateur américain, rachète en 1925 les studios de la Victorine. Nice devient alors une des grandes villes du cinéma. Entre 1920 et 1930 près de 200 films y sont réalisés. La plupart des vedettes du cinéma « muet » viennent y jouer, puis celles du cinéma « parlant » : Chaliapine, Viviane Romance, Fernandel, Charpin, Maurice Chevalier, Tino Rossi, Charles Vanel …
Avec la guerre, l’activité cinématographique niçoise rebondit. Des films qui deviendront cultes comme « Les visiteurs du soir », « L’Eternel retour » et « Les enfants du Paradis » y sont tournés.

Jusque dans les années 70, toutes les vedettes viennent à Nice; qu’elles soient françaises avec Danièle Darrieux, Michèle Morgan, Jeanne Moreau, Brigitte Bardot, Jean Gabin, Bourvil, Alain Delon ou étrangères avec Kirk Douglas, Erold Flynn, Robert Burton, Claudia Cardinale, Liz Taylor, Cary Grant, Grace Kelly, Romy Scheider, Tony Curtis …

De grands réalisateurs américains et français y ont également élu domicile pour mettre en scène leur film :
Alfred Hitchcock : « La main au collet »
Raoul Walsh, Otto Preminger : « Bonjour tristesse »
Julien Duvivier
Henri-Georges Clouzot
Roger Vadim : « Et Dieu créa la femme »
Henri Verneuil : « Mélodie en sous-sol », « Le clan des Siciliens »
François Truffaut : « La Mariée était en noir »
Aujourd’hui, les studios de la Victorine connaissent un nouvel essor, puisque Nice accueille des productions tant télévisuelles que cinématographiques avec notamment un film réalisé par Luc Besson.


Les Ecrivains


La Ville de Nice a ouvert ses portes à de nombreux écrivains qui venaient puiser leur inspiration au détour des rues de Nice.
Ainsi, Frédéric Nietzsche célèbre philosophe y séjourne pendant plusieurs mois à partir de 1883. Il déclare « aimer cette ville au charme capiteux et à l’élégance mondaine, prodigue en miracle ». Nietzsche achèvera donc ici « la volonté de puissance », « par delà le bien et le mal » et puisera quelques inspirations pour « Ainsi parlait Zarathoustra ».
En 1841, Alexandre Dumas s’empare de Nice pour l’illustrer dans ses « Impressions de voyages ». Il y distingue la « Nice Italienne » rude, pittoresque et animée avec la « Nice anglaise » à la fois populaire et mondaine.
Au fond, comme le déclare John Dos Passos ou Henry Miller dans ses « Lettres à Anaïs Nin », c’est la « belle vie » à Nice.

Ainsi, les plus grands s’installent à Nice, Tolstoï s’attèle à la rédaction des « Cosaques » et Tchékhov séjourne à l’hôtel du Beau Rivage où il y achèvera la rédaction des « Trois sœurs ».
Il arrive que la ville rencontre un écrivain aussi secret et insaisissable qu’elle en la personne de Jean-Marie Gustave Le Clézio né à Nice. Son premier roman : « Le procès-verbal » a été écrit en partie sur les plages de Nice.

Bien des auteurs niçois ont leur cœur encré dans cette ville.
Louis Nucéra, l’enfant du pays qui ne s’est jamais passé de sa ville humble et riche. Disparu trop tôt dans un accident le 9 Août 2000, il laisse derrière lui une œuvre littéraire dense.
Raoul Mille a croisé la sensualité des mondaines et l’étonnement des enfants du paradis dans cette ville qu’il qualifie comme ville de roman.
Didier Van Cauwalaert, prix Goncourt 1994 a quitté sans rupture sa ville natale où il a écrit ses premiers romans.

D’autres écrivains qui vont de Michel Butor jusqu’à Max Gallo, historien écrivain réputé, auteur de « la Baie des Anges », « La promenade des Anglais » et « Le palais des fêtes » … témoignent de l’accueil remarquable que réserve la ville de Nice à tous ces artistes.